Données de santé : de l’inutile à l’impossible ?

La France consacre un milliard d’euros à stocker des données de santé, sans pouvoir bénéficier des analyses utiles à la décision politique, à un moment où elle lance sa stratégie nationale de santé. C’est le constat, bien ennuyé, du congrès de la FNORS (Fédération Nationale des Observatoires de la Santé), qui se réunissait les 4 et 5 avril 2013 à Bordeaux.

Bien que l’assurance maladie ait amélioré son dispositif d’accès aux fichiers du SNIIRAM (Système d’Information Inter-Régime de l’Assurance Maladie), celui ci reste très complexe. C’est l’héritage de notre histoire. L’assurance maladie compte pour pouvoir payer au juste prix, et les fichiers sont d’abord des outils d’évaluation des coûts, difficilement exploitables pour en tirer des études qualitatives. Certes, par des recoupements sophistiqués, on pourrait suivre les bénéfices attendus des traitements, ou les inconvénients, mais on reste loin des enjeux de suivi des maladies, et de leurs évolutions.

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