7èmes Assises des Technologies Numériques de Santé : Synthèse

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7èmes Assises des Technologies Numériques de Santé

Mercredi 9 mars 2016 – Amphithéâtre Deloitte, Neuilly-sur-Seine

« Quelle médecine et quels traitements

à l’heure de la prédiction ? »

 

Téléchargez la synthèse :  Synthese TNS 2016

Synthèse du colloque sous le parrainage d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’Ètat chargée du numérique et de Thierry Mandon, Secrétaire d’Ètat chargé de l’Enseignement Supérieur de la Recherche.

Introduction: Jacques Marceau, Président d’Aromates

Votre présence ici ce matin et le nombre record d’inscrits à cette 7ème édition des technologies numériques de santé sont le signe que nous ne nous sommes pas trompés de sujet et que le thème de la médecine prédictive et de ses impacts sur le diagnostic, les traitements et la pratique médicale sont aujourd’hui ressentis comme un enjeu majeur. Nous avons la chance d’avoir pu réunir, avec nos amis de Deloitte, un prestigieux panel d’experts qui traiteront et débattront avec nous de ces questions que nous avons choisi d’organiser autour de 3 sessions :

  • Les apports de la science des données et des outils de simulation à la recherche clinique ;
  • Les impacts attendus des technologies prédictives sur le diagnostic et la pratique médicale ;
  • Les réponses qu’elles sont susceptibles d’apporter aux défis de l’autonomie et du bien vieillir.

La prédiction, autrefois domaine des devins, astrologues et autres cartomanciennes, commence à investir tous les champs de la médecine, et bien au-delà. Hier, le salon big data a réalisé une fréquentation record et il était fortement question de « maintenance prédicitive ». J’ignore si l’on pourra adapter à l’humain ce qui se passe à Airbus ou à la SNCF. Dans le domaine de la médecine, les progrès de la génomique et des technologies permettent à la fois de capter d’énormes quantités de données hétérogènes et complexes puis d’en assurer le traitement pour en extraire une information pertinente.

Ainsi la maladie devient aujourd’hui de plus en plus prévisible et traçable. Et cette fois, ce n’est plus un médicament ou un dispositif qui vient transformer l’approche de la prévention et du soin, mais de l’information. Une information issue du séquençage du génome ou de l’analyse des comportements grâce à la nouvelle science des données, ou produite par des logiciels de simulation.

Les conséquences sont majeures et souvent encore incalculables, tant sur la mise au point et l’évaluation de nouveaux traitements, que sur le diagnostic et la pratique médicale, sans oublier la gestion du grand âge et du bien vieillir.

Elles soulèvent des questions éthiques auxquelles il sera urgent de trouver des réponses, comme celle, effrayante, de l’absence de solution thérapeutique pour des maladies qui peuvent être prédites avec certitude.

La France est aujourd’hui positionnée pour devenir un territoire d’excellence pour le numérique en santé en général et pour la médecine prédictive en particulier. À la pointe de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, la France bénéficie d’un cadre législatif et réglementaire modernisé, mais qui devra de toute évidence l’être à nouveau, de territoires de santé irrigués par des réseaux haut et très haut débit.

Cependant, rien n’est encore gagné et la route est encore longue.

Je remercie l’ensemble de nos partenaires, en particulier Deloitte qui nous accueille dans ce bel amphithéâtre, ainsi que les membres du Collectif Santé Numérique avec qui nous avons conçu ce passionnant programme et réuni ce prestigieux panel d’experts. Je voudrais également remercier Monsieur le secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche et Madame la secrétaire d’Etat chargée du numérique pour leur parrainage.